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Aujourd'hui, je souhaiterais parler de Delphine de Vigan.
Je me suis un peu replongée dans la lecture du roman « NO et MOI » de Delphine de Vigan.
Voici donc mon résumé ….. j’espère qu’il n’est pas trop long….
Lou Bertignac est une élève de seconde surdouée, avec deux ans d’avance …. Qui n’arrive toujours pas à lacer ses baskets avec un QI de 160….Ses camarades de classe la surnomme « le cerveau ». Elle se lit d’amitié avec Lucas, le mauvais élève, rebelle, plutôt sympathique au grand cœur. Monsieur Marin, son professeur de français l’interroge sur le thème de l’exposé qu’elle doit produire en fin de trimestre….Or, Lou, déteste parler en public…. Timidement elle dit « les sans abri…. Je vais retracer l’itinéraire d’une jeune femme sans abri….. son histoire….. enfin je veux dire… comment elle se retrouve dans la rue »
A la gare d’Austerlizt elle va rencontrer No, une jeune femme SDF – à peine plus âgée qu’elle - et au fur et à mesure des interviews, une amitié va se lier entre elles, puis Lucas. Cette rencontre va bouleverser la vie de nos deux adolescents et leurs familles réciproques….. et donner à No un répit inespéré.
Mr Marin, Lucas, le père de Lou sont les hommes protecteurs dans ce roman. Des piliers sur lesquels cette adolescente hypersensible peut compter…..
J’ai beaucoup aimé la lecture de ce livre ….. car en cette période de crise sanitaire, la télévision nous a beaucoup parlé des violences conjugales- bien réelles hélas !! mais j’aurais aussi aimé que de temps à autre on nous propose des modèles masculins solides et rassurants….

J'ai découvert cet auteur avec « Rien ne s’oppose à la nuit »
J’avais apprécié l’honnêteté avec laquelle l’auteur parvient à faire de sa famille et surtout de sa mère, un portrait à la fois sans concession ET empreint d’amour filial.
La construction de ce livre me plaisait, où D de Vigan sonde les protagonistes, interrogeant le passé autour de la folie de sa mère.
Aujourd’hui il me semble que le souhait de « partage » avec les lecteurs est réussi : cette œuvre émouvante nous apprend que la lucidité n’exclue pas la tendresse, dans tout témoignage d’enfant meurtri. Je rapproche la force de cette jeune femme de celle qui habite chaque humain parvenu à « la résilience »…
Avec « D’après une histoire vraie » l’impression est bien différente.En fait , je n’ai pas réussi à entrer dans les questionnements de l’auteur sur sa possibilité de créer de nouveau par l’écriture.Dès lors la trame de l’intrigue m’a semblé artificielle…la crédibilité du « thriller psychologique » en a souffert.
No et moi
J’avais aimé ce livre, et l’avais gardé en prévision de lecture par les ados de mon entourage, tant je trouve justes les sentiments , les questionnements de Lou (14 ans) et de No (13 ans).
En fait, mes suggestions ont fait choux blanc…
Je me propose de découvrir , maintenant, « Les Gratitudes », et en attend vos commentaires , par avance, ainsi que ceux des titres cités par Bénédicte.
Une vidéo de présentation :
https://www.youtube.com/watch?v=UIcOeNBfTjo
Monique 1-11-19
J'ai lu,en son temps" d'après une histoire vraie" que j'ai quitté avec un certain malaise.... Delphine de Vigan.....est au naturel une jeune femme fragile...un héritage de sa maman bi.polaire....elle avait écrit un livre sur cela....son compagnon François busnel... semble la protéger ......nous ne la voyons jamais à " la gde librairie"......quel dommage...
Marie Chrisine 6-11-19

A la suite de Bénédicte, je voudrais donner mon avis sur "Les gratitudes" de Dephine de Vigan, que j'ai lu récemment.
Peut-être Marie-Thérèse pourra-t-elle nous dire aussi ce qu'elle en pense, puisqu'elle devait le lire.
J'ai trouvé ce roman émouvant, écrit avec des mots simples, il ne peut, je crois, laisser indifférent. Il m'a d'autant plus émue que j'ai été confrontée à ces situations, et d'une certaine manière, même si le ton est juste, que tout est dit avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, j'ai par moments ressenti une profonde tristesse .
Alors que Michka était reporter photographique pour de grands magazines, qu'elle a parcouru le monde, était indépendante et autonome, son aphasie l'oblige à entrer en Ehpad. Son désarroi est grand. Malgré les visites régulières de Marie, une jeune femme dont elle est proche, et dont on devine au fur et à mesure la relation particulière qui la relie à elle et de Jérôme,un orthophoniste dévoué, elle perd peu à peu les mots et le sens de la vie. Mais qu'est-ce que la vie quand les facultés diminuent, tant physiques que mentales, quand on n'arrive plus à employer les bons mots, que l'on a du mal à comprendre ce que vous voulez dire ? Quel sens donner au quotidien devant le néant qui vous attend ? Delphine de Vigan retrace la lente et inexorable fuite du temps.
Jérôme, le jeune orthophoniste dit travailler avec les mots et avec le silence, les non-dits, la honte, le secret, les regrets, l’absence, les souvenirs disparus et ceux qui resurgissent, les douleurs présentes ou passées et les confidences. Mais il ajoute que ce qui continue de l’étonner, « c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »
Et c’est justement ces douleurs d’enfance qui lient les trois personnages de ce roman : Michka cette vieille dame qui doit se résigner à une « vie amoindrie, rétrécie » et qui recherche la famille qui l'a sauvée, elle, la petite fille juive, Marie, dont Michka s'est occupée lorsqu'elle était enfant et Jérôme que Michka réussira à faire parler alors que c’est ce dernier qui était censé faire retrouver ses mots à la vieille dame.
Ce roman est une leçon de vie et qui nous apprend combien il est important de dire à ceux qui nous sont chers ce que l’on n’a jamais osé dire ou ce que l’on n’a pas assez dit. Et ceci avant qu’il ne soit trop tard, avant que s’engage la bataille contre la vieillesse qui est "encaisser, chaque semaine ou presque, un nouveau déficit, une nouvelle altération, un nouveau dommage " . Et ces sentiments peuvent s’exprimer par un simple " merdi " (merci) comme aurait dit Michka.
Lien vers un article de La Croix./../../../../uploaded/la-croix-les-gratitudes-de-delphine-de-vigan(1).pdf
Marie Thérèse le 13-11-19
Scènes de la vie autour de la vieillesse et du déclin de Michka restituées à trois voix :
Voix de Marie, sa jeune voisine, voix de Jérôme, orthophoniste, aux accents sincères , profonds.Ces deux personnages sont bel et bien des modèles , quant à leur loyauté au sens pris par ce mot dans le précédent roman !
Voix de Michka elle – même , à qui l’élocution perdue n’empêche pas d’exprimer le désir le plus vital : celui du « merci » à ceux qui l’ont sauvée, enfant.
Pour moi Michka qui , en rêve, exprime avec force ses peurs, ses révoltes, et dont la plume tremble lorsqu’enfin elle peut adresser son « merci »,évoque une personne bien réelle de ma propre existence…
Encore beaucoup d’émotions contenues dans ce nouveau D d e V.
J’ajoute que les scènes d’ortophonie m’ont semblé longues.Et que j’ai trouvé percutants les récits des scènes rêvées où « la méchante directrice » incarne la toute puissance du fort envers le faible.
Décidément le génie de cet auteur fait mouche !
Marie Thérèse 6-11-19

Les Loyautés. Delphine de Vigan
Lu en peu de temps et terminé hier, ce roman me poursuit. Avec ses courts chapitres, ce livre court dépeint avec la force d’un coup de poing la solitude de chacun de ses personnages.
Ils sont tous prisonniers de leur situation, les adultes incapables de porter assistance à leur enfant en souffrance…les enfants en perdition devenus parents de leurs parents en crise…le prof de collège placée devant l’urgence de sauver Théo, cet élève dont elle a deviné le grave problème…
Je ne résume pas ce récit, et m’attarde plutôt sur le personnage d’Hélène , ce professeur en proie à la difficulté d’agir car ligotée par l’incapacité du système scolaire à prendre en compte le côté humain de ses « apprenants ».
J’avoue avoir tourné les pages en attente de lire enfin le sauvetage de Théo par ce prof à la LOYAUTE impeccable.
J’ai eu grand mal à assister à la dérive de Théo, et c’est cette description qui m’a le plus touchée dans ce roman bouleversant qui traite de drames dont notre époque est hélas fertile.
Nicole 12-12-19
Petit livre, seulement par le nombre de pages, car de nombreux sujets y sont traités et notamment diverses forme de maltraitance, à commencer par l’indifférence qui est une violence invisible mais qui laisse aussi des traces et empêche de se construire normalement. Il y a beaucoup de vérités exprimées avec diplomatie, sans jugement. C’est un témoignage.
On n’entend que Théo, Mathis, Cécile et Hélène mais le livre se construit autour de 7 personnages
Quand je suis arrivée à la fin, j’ai été déçue sur le moment mais finalement je me suis dit que cela donne encore plus de force à ce livre. Car lui donner une véritable fin aurait été juger.
Marie Christine 9-12-19
Je l'ai dévoré en quelques heures tant le roman est passionnant.
Théo est un ado qui boit. Pour oublier l'enfer dans lequel la vie de ses parents le plonge. Adulte avant l'heure, seul, il cherche à mourir. Sa prof, ancienne enfant battue, repère son mal-être. Mais le roman s'achève au moment même où Hélène, la professeur, peut aider Théo. Au moment même où elle va comprendre pourquoi ce gamin va mal, ce qu'elle avait décelé depuis des mois, sans comprendre pourquoi.
Quelle déception à la fin! Cela se termine en queue de poisson, plein de questions sur les personnages ne sont pas résolues. L'auteur laisse au lecteur sa liberté d'imagination , mais c'est frustrant.
A travers cinq personnages, Delphine de Vigan montre la déchéance des uns, la maladie psychiatrique des autres, les frustrations.
Elle nous présente des adultes capables de mener une existence de dupes, des pères au chômage, ou menant une double vie, des mères névrosées, et nous lecteurs sommes témoins de leur dérive, mais pire nous assistons à la descente aux enfers des adolescents.
Une histoire qui nous poursuit après la dernière page .
Présentation des livres :
Marie Thérèse le 17-11-19
Les jolis garçons.
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Un livre court.
Trois textes autour de ce sujet : les rapports amoureux.
Les trois rencontres d’une trentenaire, Emma Pile, avec successivement trois hommes : Mark Stevenson, un avocat, Ethan Castor, écrivain célèbre, et Milan Mikaev, animateur de télévision .
Trois récits à la première personne où l’illusion semble régir la danse hypnotique, presque folle , de la jeune femme en proie au désir crucial pour elle d’être aimée, elle qui s’expose à l’autre sans la moindre réserve.
Pour dépeindre le rôle d’Emma dans les liens qui soudent (un temps) les protagonistes, l’auteure nous emmène dans une prose haletante, qui traduit avec finesse les états d’âme de la fille face à une absence assez flagrante d’implication du (joli) garçon.Chaque couple nous est présenté en une sorte de gradation .Nous passons de « folie », à « distanciation », puis à « comédie » .
Ces facettes peuvent illustrer une certaine évolution dans ce que l’on pourrait appeler chez Emma une « dépendance affective ».Ce qui est certain c’est que ce livre m’a entraînée dans son propos,me faisant oublier la forme échevelée et même répétitive qui donne le ton des récits.
J’ai bien retrouvé la plume de cet écrivain profond, humoriste, clairvoyant.
La magie de cette écriture a fini par me faire adorer cette histoire de femme prise dans un grand élan de vivre malgré les embûches de son existence.