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Claude 24-2
Livre de Valérie Perrin "" Changer l'eau des fleurs"" chez Albin Michel Février 2018 .dont actuellement je ne connais pas la fin , ayant dû rendre le livre à la Bibliothéque (hors délais suite clinique ) mais je ne désespère pas de le récupérer ………..
A la suite de Bénédicte, j'ai lu "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin. Et j'espère bien que Claude pourra reprendre le livre pour en connaître la fin ...
L'héroïne, Violette, est attachante, l'histoire originale, l'auteur a un art certain de maintenir en éveil l'intérêt du lecteur en livrant petit à petit explications ou révélations. Le sujet se découvre pas à pas avec bonheur. Et puis, le titre est joli, à prendre aussi au sens figuré bien que les fleurs jouent effectivement un rôle indéniable dans la vie des deux personnages principaux : deux femmes qui auront certes connu de grands changements dans leur existence. En fait, tous les personnages du roman voient leur vie changer, de gré ou de force : coups du sort, coups de foudre ...., et savent rebondir. Il en découle une certaine philosophie de l'existence.
L' écriture est belle et pleine de sensibilité. Valérie Perrin joue avec les mots , les couleurs et les parfums et rend tous ses personnages attachants. Ce roman, tout en contraste, essaye de démystifier la mort. Le seul reproche que l'on puisse lui faire est qu'il part parfois un peu dans tous les sens.
C'est le second livre de Valérie Perrin, et le commentaire de Marie-Thérèse sur son premier livre "Les oubliés du dimanche" donne envie de continuer à découvrir cet auteur.
Marie Thérèse 25-6-20
Me voici arrivée au mot « FIN ».
« Ce roman n’en finit pas ! » me suis-je entendue penser en abordant son trente-neuvième chapître alors qu’il en comporte 94.
Heureusement ,Valérie Perrin a l’art de retenir son lecteur, me disais-je encore en me souvenant de la magistrale surprise que réservait avant sa fin le scénario de ses « Oubliés du dimanche ».
Vrai ! La magie se reproduit cette fois encore avec l’arrivée d’un évènement ,aussi tragique que central pour la suite du roman.Une grosse part de mystère, et l’histoire reprend souffle.
Après cet abord un peu grognon, je voudrais dire que ce livre possède les qualités du précédent, déjà soulignées par Marie-Christine et Bénédicte.Avec ses bonheurs et ses drames la petite équipe du cimetière de Brancion en Chalon nous devient tout de suite comme une seconde « famille » .Et l‘amalgame des histoires de tous les couples et qui ont pour centre ce cimetière décrit avec ferveur, est composé de main de maitre.
Pourquoi alors me suis- je parfois ennuyée au long des 664 pages de l’édition de poche ?
Le personnage de Sasha, gardien avant Violette du cimetière de Brancion,lui parle ainsi : »Tu vois , ma Violette,toi et moi on a eu notre lot de misères et pourtant on est là.A nous deux on ressemble à tous les romans de Victor Hugo réunis. »Certes Violette a eu sa part de « grands malheurs.Le roman en est plein, comme il est plein de tout , trop plein ?
Trop de divorces,trop de conseils de jardinage, trop de plats de pâtes et d’alcools forts,trop de plaques mortuaires.Trop de noirceur chez Philippe Toussaint personnage pivôt de l’ensemble ?
Peut-être tout ces « trop » ont-ils enlevé de la force à ce qui est sans doute une réflexion sur le couple, sur la relation amoureuse,ou encore sur le Mal.
J’étais contente de découvrir l’origine du titre choisi par l’auteur, soudain, page 599, lorsque Violette , terrassée , se relève et continue : son premier geste étant de « changer l’eau des fleurs ».
Le concept de livre « feel good » – littéralement « qui fait se sentir bien » –, est sans doute l’un des plus porteurs de ces dernières années. Côté sentiments, que ce soit dans la lecture ou au cinéma, il repose sur un socle composé d’espoir, de douceur et de bienveillance.
Quant à l’histoire, elle répond à un principe simple que l’on pourrait résumer ainsi : « En dépit d’une vie difficile, le personnage principal finit par trouver le bonheur. » Le présent ouvrage, Changer l’eau des fleurs, en est un exemple particulièrement réussi. Le défi n’était pourtant pas aisé.
Violette Toussaint, gardienne de cimetière en Bourgogne, a pour collègues de travail trois fossoyeurs, trois employés des pompes funèbres et un prêtre. Elle s’en accommode comme d’une petite famille à laquelle elle offre une bonne humeur constante en même temps que l’hospitalité d’un thé ou d’un café. Pour le reste, elle ne côtoie guère que les tombes qu’elle entretient, les familles en deuil et les chiens venus pleurer leurs maîtres décédés.
Son occupation favorite est de consigner dans un cahier les détails de chaque enterrement : personnes présentes, discours prononcé, ambiance, fleurs, etc. Un contexte qui ne favorise pas les rencontres heureuses. Jusqu’au jour où débarque dans le salon de Violette Toussaint un homme porteur d’une bien curieuse demande : il a pour mission de déposer les cendres de sa mère sur la tombe d’un parfait inconnu. En vertu de quoi ? Il n’en sait rien encore.
Ce Julien Seul, commissaire de police, père divorcé d’un petit garçon, ne va pas se contenter de promener son désarroi entre les allées du cimetière, il part en quête du secret de sa mère dont la mystérieuse histoire d’amour finira par s’entremêler avec le récit du terrible passé de Violette.
Le lecteur aura vite compris que la vie de Violette a été jalonnée de malheurs, que sa fonction ne doit rien au hasard. Il ne lui échappera pas que le nouveau venu, ce Julien bien nommé, pourrait jouer un rôle salutaire. Il se laissera néanmoins embarquer par la douceur poétique de la narration, par le regard généreux que les deux protagonistes portent sur l’existence, par ce besoin d’apaisement que chacun porte au fond de lui et par une petite pointe d’humour toujours bienvenue.
C’est pourquoi, il n’aura pas de mal à s’attacher à ces deux âmes en peine et à espérer que les petites lumières, qui apparaissent peu à peu sur le chemin de l’héroïne, la mènent vers une véritable renaissance. Il ne sera pas déçu.