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Marie Thérèse 12-8-2019
Je découvre cet écrivain grâce à Jean Claude, qui nous a présenté « Un fils Obéissant », et dont j’espère bien lire encore d’autres œuvres.
Laurent Seksik mêle la réalité et la fiction, donne la bibliographie des documents qu’il a utilisés pour une reconstitution menée de main de maitre.
Partant de ses journaux, de ses lettres, de témoignages, l’auteur décrit les derniers mois de Zweig et de Lotte, sa seconde femme, en exil : leur déroute, leur désespoir à Pétropolis, Brésil, de septembre 1941 au 22 féfrier 1942, jour où le couple se donnera la mort.
Car Stefan Zweig qui a dû fuir tout ce qui lui est de plus cher au monde se repproche cet abandon d’une Autriche, livrée au saccage, jetée dans les bras des nazis. Dès 1934, Goebbels l’avait classé » sur la liste v1 des indésirableset nuisibles à l’Allemagne. Dès lors il avait choisi Londres, puis New York, et maintenant le Brésil. Et quel au-delà ?
Très vite l’espoir porté un temps par les livres disparait : « dans son monde intérieur règnait une atmosphère de fin du monde,aucune âme ne survivait plus.Son esprit était à l’image du monde des Juifs : une terre sous la cendre. »
Cette lecture ramène à une Histoire dont le livre de Sébastien Spitzer donne une saisissante illustration dans « Ces rêves qu’on piétine ».Et ici encore , l’empathie et le talent font de cette reconstitution un chef d’œuvre.
Extrèmement triste, bien évidemment…Contr’indiqué en cas de déprime.
On notera que cet ouvrage a fait l'objet d'une adaptation au théâtre :
https://www.chenenoir.fr/video/les-derniers-jours-de-stefan-zweig/
Ainsi qu'une autre en BD.